Off Kultur

#53 – RYLEY WALKER

Le 29 avril, Off Kultur accueillera Ryley Walker.

Il serait un peu court de ranger Ryley Walker dans la catégorie des folksingers ersatz de Tim Buckley. Ce bellâtre âgé de 25 ans possède indéniablement d’autres flèches à son arc à six-cordes. Issu de la scène free-noise de Chicago, le musicien s’en est progressivement écarté il y a quatre ans en nourrissant son inspiration de folk sixties et seventies provenant des deux côtés de l’Atlantique – les guitaristes solitaires de l’American Primitive tels que John Fahey mais aussi le poète britannique Nick Drake et le franc-tireur John Martyn. Mais outre son son joli vibrato évoquant le phrasé du père Buckley, ce qui le distingue de la cohorte des suiveurs, c’est sa maîtrise prodigieuse de la guitare sèche (il nous dit s’entraîner six heures par jour). Sur scène, accompagné de sa seule guitare acoustique, Ryley Walker subjugue par la maîtrise et la subtilité de son picking, à la fois complexe et très mélodique. Une aisance instrumentale qui le rapproche d’un autre maître du genre pourtant réputé intouchable, l’ex-Fairport Convention Richard Thompson.

Sur son deuxième album, Ryley Walker a toutefois choisi de s’exprimer en collectif. Et la formule quintet lui réussit. Primrose Green, sorti sur le label Dead Oceans, est un petit bijou de folk intemporel, serti d’arrangements jazzy et de fougueuses respirations harmoniques. L’une des meilleures surprises de ce premier semestre pourtant déjà bien riche en émotions boisées avec les disques de Sufjan Stevens et Jessica Pratt….

Si l’image de la couverture renvoie aux décors automnaux des disques folk d’un autre temps, le garçon n’est pourtant pas du genre mélancolique et timide. Ce jeune homme moderne, qui sous-titre sa page Instagram « Guitare et idiot », est un bon vivant qui aime ne pas se prendre au sérieux.

(article www.pinushion.com – Paul-Ramone)

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