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REG (Metz)

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Alliance de Jan Morgenson et de Barclau, REG est un projet surprenant. Les deux musiciens se muent en vagabonds à mi chemin entre cowboys et chicanos mariachis. Avec un son au goût de désert qui pourrait très bien faire office de bande originale de westerns spaghettis, REG se déguste tranquillement autour d’un wisky. Sans glace évidemment.

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« Le duo de guitaristes / chanteurs Reg (Jan Mörgenson et Barclau) vient de Lorraine, mais son cœur bat pour l’ouest, pour le grand ouest Américain plus précisément. Calvario Rugoso, leur EP quatre titres, sent la poussière, les grands espaces, la rocaille et est balayé par les vents qui font le sel du désert Californien. Guitares acérées comme des vautours. Le groupe joue admirablement avec les ambiances western spaghetti en étirant son folk jusqu’à le rendre introspectif tout en y ajoutant une bonne rasade d’un rock qui rappelle les Pearl Jam ou Soundgarden des débuts. On imagine la horde sauvage. » Jérome Gillet pour Froggy Delight

« Calvario Rugoso » donc… Quatre shots qui tapent en plein crâne et renvoient ad patres le cowboy claudicant qui sert de cible (même les vautours y laissent des plumes), quatre dérives ombrageuses zébrées d’éclairs furieusement inquiétants, quatre propositions enregistrées live d’une traite (à un overdub près) mais qui sonnent comme si le groupe n’étaient pas sortis de studios durant des jours et des nuits. Western en charpie, souvent crépusculaire (jusqu’à en déduire que les gars de Reg sont probablement de joyeux lurons dans le privé mais des musiciens habités, possédés, dans l’enceinte d’un studio), « Calvario Rugoso » évoquerait un Eddie Vedder provoquant Harry Dean Stanton en duel dans un trip désertique mis en scène par Neil Young (comme un « Human Highway » aride, flippé et flippant). Vite, les chicanos, un album ! » Jan Thooris pour A découvrir absolument

« Ça tricote des mélodies à la fois complexes et évidentes. Ça prend son temps pour installer des ambiances confinant presque à la transe shamanique tout en jouant sur des codes connus de tous. Et ces quatre titres, spontanément, finissent par sonner comme une fusion tout aussi improbable que naturelle entre l’americana de SONGS OHIA et le grunge de MAD SEASON et des SCREAMING TREES. Fous-y une section rythmique un peu heavy, et t’aurais presque l’impression de te retrouver face à une version 2013 de PAW. » Florian Shall pour Records are better than People