Off Kultur

#57 – Corrina Repp

Off Kultur accueille Corrina Repp (ex- Tu Fawning) et s’invite au vernissage « Goblin Prism » (Johann Kauth) de la galerie My Monkey !


C’était il y a presque dix ans. Programmée en première partie d’une poignée de concerts de Mark Kozelek, Corrina Repp est repérée par l’ancien Red House Painters reconverti en Sun Kil Moon. Charmé par sa voix et sa guitare, Kozelek lui propose alors de rejoindre son label Caldo Verde, pourtant destiné à ne publier que ses projets personnels.
The Absent and the Distant, premier album que la native de Portland publie pour le label, et le cinquième en tout après quatre efforts passés plus ou moins inaperçus, lui donne enfin la reconnaissance qui lui manquait.

L’année suivante, Corrina Repp met pourtant sa carrière solo de côté pour lancer Tu Fawning en compagnie de Joe Haege, leader du groupe 31Knots. S’ensuivent un EP et deux albums estimables, Hearts on Hold (2010) et A Monument (2012), qu’ils défendent pendant d’intenses tournées. Mais le couple qu’elle forme avec Joe Haege se sépare fin 2012, et le groupe avec.
Corrina Repp décide alors de remiser ses instruments et sa voix au placard. Pendant plus d’un an, elle oublie totalement la musique, se focalise sur d’autres aspects de sa vie à Portland, en profite même pour faire quelques apparitions dans la série Portlandia.

Puis l’envie revient, l’inspiration aussi. Et un besoin de catharsis. Corrina Repp reprend sa guitare et accouche dans les larmes de ce « Pattern of Electricity » (Mai 2015 – Discolexique/Caldo Verde Records). Elle y livre tout, sans détour: sa relation partie en vrille, sa part dans l’échec, un nouvel amour arrivé trop tôt, la tristesse, la colère, l’acceptation.
On y retrouve son folk très introspectif, simplement mâtiné de quelques beats et textures imaginés avec son ami Peter Broderick. Et sa voix, toujours profonde et mélancolique, qui plane au-dessus de ces neuf compositions.

Facebook
Bandcamp
Chronique par Pitchfork
Chronique par Slate
Chronique par le Nouvel Obs